Anne Karine Péret, née à Paris le 5 octobre 1971, fille d’un architecte et d’une coloriste, fait ses études secondaires à Bordeaux, où elle évolue dans un milieu riche en artistes : architectes, peintres, musiciens… Dès son plus jeune âge, elle manifeste un goût certain pour les activités artistiques. Hugues Maurin, sculpteur et enseignant aux Beaux-Arts de Bordeaux voyant son talent poindre, la conseillera dans son choix d’étude. Elle entre donc à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux où elle obtiendra son DNSEP option art et média.
Dès 1996, Anne-Karine exercera les fonctions de programmatrice et technicienne à la radio « Campus Bordeaux » et participera à la mise en place du réseau «
Iastar France ».
C’est dans cette période, lors de la manifestation "Update, Turbinehallerne", à Copenhague, qui s’est d’ailleurs vu décerner à cette occasion le titre de, capitale européenne de la culture, qu’
Henrik Plenge Jackosen invite Annka afin de lui permettre de réaliser sa performance « French Kiss » qui consistera à embrasser les Danois comme en France. Les retombées se font de suite sentir, l’objectif de la prestation a été largement atteint. Les Danois prendront conscience de leurs
difficultés relationnelles.
Deux ans plus tard en 98, sélectionnée en résidence au
Symposium d’art contemporain de Périgueux sur le thème « C’est tous les jours Robert ». Annka réalisera des performances regroupées sous le nom : « If you want to clean your head, clean your house first » Annka détruira des consoles Nitendo à coups de masse en atelier pédagogique avec les enfants puis lors du vernissage, passera l’aspirateur au look funky jusqu’à faire fuir tout le monde. On voit déjà Annka affirmer son idéologie écologiste.
En 2000, d’abord coordinatrice pédagogique à l'
école LIMA (BTS arts appliqués), chargée de faire les liens entre les différents enseignements, puis enseignante d’arts plastiques, Annka ne s’en tient pas là. Passionnée par cette mission, elle percevra la nécessité de mettre en place un outil adapté aux arts plastiques, « la carte mentale ». Une méthodologie permettant aux élèves de clarifier leurs idées afin d’avancer dans leur travail. Celle-ci est d’ailleurs aujourd’hui, toujours d’actualité.
Toujours à cette époque, mue par cet amour du quotidien, l’artiste qui rêvait d’être magicienne transforme un espace de 500m2, place des Quinconces en jardins d’oranges. Fichées sur les fers à bétons, la tonne d’oranges crée un paysage olfactif et poétique. Un jardin à la lisière de la fiction.
Les Jardins de Claude
Lors de la «
Mutation dans la ville » en 2002, mené par Hans Ulrich Obrist, commissaire d’exposition de cette manifestation. Annka réalisera dans le cadre du OFF l'installation sonore intitulée "Ici, des oranges pas chères" sketch éponyme de Fernand Raynaud, empreinte au comique l’art de "théâtraliser le quotidien pour illustrer son absurdité". Le Grand Théâtre devient l’objet des Capucins, quartier "popu" de Bordeaux. L’ambiance est rediffusée sur le parvis, tous les matins à l’heure de l’ouverture du marché. La distance géographique et sociale crée un décalage ubuesque. On pourra lire dans la presse l’intérêt indéniable de cette installation sonore.
Cette même année deux associations à but artistique, « Le Groupe Passerelle » et « Le Groupe des Cinq » se sont regroupés pour créer un évènement, «
Opendoors Openeyes » l’idée était d’instaurer un système de journées « portes ouvertes » dans les ateliers d’artistes de Bordeaux afin de faire connaître les artistes émergents à la population. C’est ainsi qu’ils confieront à Annka le soin de mener à bien cette tâche pendant 2 ans.
C’est dans ce cadre qu’en 2004, responsable générale de la clôture de la manifestation « Opendoors Openeyes » à la Faîencerie, qu’elle réunira 40 artistes de nationalités différentes, français, anglais et allemands sur un espace de 1500 m2. C’est avec un grand professionnalisme qu’elle mènera cette opération qui durera 2 jours.
Immergée dans un aquarium à l’atelier de Jean-François Buisson, elle réalise une performance de 45mn dans une eau à 10° en équipe restreinte pour des questions de sécurité. Plongée dans 600 litres d’eau, Annka prolonge la performance de la Diva réalisée lors de l’exposition 7.8.9 non stop en novembre 2003. Entre la vierge et la femme libre, Annka entame une dialectique entre le voile et la culotte.
Aqua 10°femmin
Lors du 6ième symposium des arts électroniques présenté par Présence Capitale "Le moment de conclure", Annka déclare "la réalité n’est qu’une infime partie de mon imaginaire". En créant une installation de diapositives projetées sur les moulures des murs anciens du bâtiment de l’école LIMA, elle suggère le rêve comme une issue à l’absence de modèle.
Annka Klimt
En 1995, Annka fonde une association « A5bis » destinée à soutenir l’activité culturelle sur Bordeaux. En 2005, Anne Karine Péret et Séverine Etchenique créent un lieu, «
l’Espace29 », situé au cœur de la ville de Bordeaux, regroupant 40 ateliers d'artistes, bédéistes, coloristes, graphistes, musiciens, peintres, performeurs, photographes, plasticiens, scénaristes, avec un espace d'exposition de 100m2. Cette association destinée à la promotion et diffusion des créations contemporaines émergentes sera ouvert aux artistes possédant un projet artistique élaboré. L’espace d’exposition sera également ouvert à d’autres artistes émergents. Parallèlement à sa fonction de gestion, Annka assure une fonction de conseil artistique auprès des artistes tout en privilégiant leurs échanges tant au niveau interne qu’externe.
En 2007, à l’occasion du 70ième anniversaire de la destruction de « Guernica » par Hitler,
Lofty, artiste plasticien bordelais, réalisera une adaptation du tableau de Pablo Picasso au
Centre Jean Moulin de Bordeaux. Invitée par le peintre, Annka réalisera une pièce sonore de 90mn à partir des partitions de121 hymnes nationaux. Le Directeur du centre Jean Moulin conservera d’ailleurs cette création sonore.
En 2008, la mairie de Bordeaux demandera à Annka de réaliser la scénographie du « Forum des Nouvelles Technologies et du Patrimoine » à l’église Saint Rémi. Annka représentera sur un sol de 700m², un circuit imprimé sur fond vert billard conduisant à chaque exposant. Cette moquette verte, fera ressortir l’architecture du lieu donnant ainsi les deux dimensions recherchées.
Rosy Péret
Pierre Desproges a écrit : "Dieu inventa les taches de rousseur au soir du premier jour, alors qu’il secouait ses pinceaux sans malice..."
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: )
Devine qui c'est?
Hé oui, aussitôt dit aussitôt fait.
Puis comme ça tu peux voir encore plus mon travail, car j'ai pleins de nouvelles photos.
Toute façon j'ai mis l'adresse de mon nouveau blog en lien sur ma page.
J'ai pu voir aussi ton travail, j'aime beaucoup
ça me fait penser à la saveur de la pastèque, un film que j'aime beaucoup.
Allez, Bisous, Flo
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