Le travail de Carine Parailloux use d’outils simples : Papier, encre, acrylique. L’image produite tend vers un équilibre engagé des contrastes acceptant peu les demi-teintes fabriquées, leur préférant les variations d’intensité. Sensible aux conversations de l’ombre et de la lumière sur l’espace édifié qui, pétrifié, ne peut que laisser faire et constater les modifications de son aspect, elle tente de capturer ces moments fragiles où apparaissent les images de destinations inexpérimentées. Des représentations urbaines où l’on devine un regard d’architecte qui sait la structure et les proportions, les volumes et les contraintes des matériaux et l’accident, l’insaisissable, la part imprenable du temps sur l’espace édifié, où l’ombre et la lumière cohabitent, se suivent, se cherchent... laissent place à l’autre, dessinent des motifs aux récits fugitifs. L’ombre et la lumière ne sont pas le noir et le blanc. Ensembles, ils ne peuvent créer le gris. Ces dessins tendent vers cet équilibre des contrastes: le noir sur le papier. Ainsi, chaque rue se dessine en un temps où nul retour n’est possible.
Mur de commentaires
Vous devez être membre du réseau « United Nations Artists » avant de pouvoir ajouter des commentaires!
Joignez-vous à ce réseau social